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Portrait du mois - mai 2026
2026-05-21 10:25:28
Pour notre portrait du mois de mai, nous vous proposons aujourd’hui le témoignage de Benoit Loore, directeur général, et de Margarida Barbosa, project manager au sein du Fonds Baillet Latour, précieux partenaire engagé aux côtés de Schola ULB. À travers leur regard philanthropique et les nombreuses visites de terrain réalisées auprès des associations qu’ils soutiennent, ils reviennent sur l’importance d’agir concrètement en faveur de la jeunesse, dans un contexte où les vulnérabilités et les inégalités sociales ont tendance à s’accentuer. Leur témoignage met également en lumière la confiance qu’ils accordent à l’expertise, au professionnalisme et à l’impact de notre Programme Tutorat. Découvrez leur interview :
■ Pouvez-vous vous présenter ?
Benoit Loore : « Je m’appelle Benoit et je suis responsable de la gestion quotidienne du Fonds Baillet Latour. Mon travail au Fonds Baillet Latour me permet de soutenir des projets qui ont un grand intérêt sociétal et de faire de nombreuses rencontres humaines enrichissantes, ce qui est particulièrement stimulant. »
Margarida Barbosa : « Je suis Margarida et au sein du Fonds Baillet Latour je suis en charge du support au quotidien en collaboration avec Benoit ainsi que de tous les aspects administratifs et Com. Travailler pour le Fonds Baillet Latour c’est du plaisir au quotidien. J’aime la diversité des projets soutenus dans les 5 domaines d’actions du Fonds qui sont pour moi la représentation de piliers constitutifs de notre société. Ceci donne un sens à mes tâches. J’aime la dimension sociétale et humaine de mon travail. »
■ Le Fonds Baillet-Latour est actif dans la culture, l’éducation, le biomédical et l’olympisme. Comment est organisé le Fonds pour agir dans des secteurs si variés ? Quelle est la genèse de votre action et pouvez-vous présenter en quelques mots le Fonds Baillet-Latour ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Le Fonds Baillet Latour a vu le jour en 1974 à l’initiative du comte Alfred de Baillet Latour, administrateur et actionnaire des brasseries Artois. N’ayant pas de descendants, il a décidé d’affecter son patrimoine à un fonds philanthropique. Selon la volonté du fondateur, la mission du Fonds Baillet Latour consiste à « encourager, valoriser et soutenir les prestations de haute valeur humaine en Belgique, dans une démarche rigoureuse mais résolument ouverte sur l’évolution de la société ».
Actuellement, le Fonds est présent dans cinq domaines d’intervention : la recherche biomédicale, la jeunesse, la culture, l’environnement et l’olympisme. Ces domaines sont bien sûr très vastes, et afin d’utiliser au mieux les ressources financières dont nous disposons, une thématique prioritaire a été définie dans chacun de ces domaines.
Les thématiques sur lesquelles nous nous concentrons, font régulièrement l’objet d’une évaluation, car elles doivent toujours rester pertinentes par rapport aux besoins de notre société en évolution. Les différentes crises que nous traversons depuis quelques années, plaident pour un engagement dans la transition vers un monde plus durable, plus juste et plus sain. Par conséquent, la recherche médicale, une alimentation et une agriculture plus écologiques et l’inclusion des moins favorisés sont des thèmes cruciaux pour notre bien-être et donc pour le Fonds Baillet Latour. »
■ Comment les projets que vous sélectionnez permettent au Fonds Baillet-Latour de réaliser sa stratégie ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Notre implication pour la jeunesse peut illustrer notre démarche à cet égard. Nous constatons que les vulnérabilités et inégalités sociales ont tendance à s’accroître en raison, notamment, des politiques budgétaires restrictives. En tant qu’acteur philanthropique nous ne pouvons pas demeurer de simples observateurs de cette fracture dans notre société. Nous avons donc décidé de concentrer notre action dans le domaine de la jeunesse vers des projets qui soutiennent les jeunes défavorisés dans une perspective d’intégration et d’égalité des chances pour tous. Et afin d’accentuer le caractère préventif de notre action, nous privilégions les projets en faveur d’enfants de moins de 12 ans. »
■ Quel type de relations le Fonds Baillet-Latour cherche-t-il à créer avec le tissu associatif ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Nous cherchons à construire avec le tissu associatif des relations de partenariat durables et fondées sur la confiance, plutôt que des relations de simple financement. Nous sommes donc dans une logique d’accompagnement plutôt que de prescription. C’est pourquoi nous privilégions un soutien non fléché, parce que nous pensons que les organisations de terrain sont les mieux placées pour définir leurs priorités. Il ne s’agit pas d’imposer des projets, mais de donner les moyens d’agir. La confiance est un principe central de la relation que nous voulons établir. Lorsque nous mettons en place un partenariat, celui-ci repose sur la confiance dans la mission de l’association, dans sa gouvernance et dans sa capacité d’allouer efficacement ses ressources. Cette confiance se maintient par des échanges informels réguliers qui permettent de comprendre les défis et les enjeux rencontrés et de partager les réalisations et les perspectives. Le reporting est alors un outil de compréhension mutuelle, et non un simple exercice de conformité. »
■ Selon votre expérience, quelle est votre vision d’une philanthropie impactante ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « L’impact est une question centrale pour tout acteur philanthropique. Le souhait est toujours de générer un changement positif, durable et mesurable. L’impact que l’on veut réaliser, est la base de la légitimité de notre action. Mettre en place une philanthropie efficace qui possède un potentiel d’impact, requiert plusieurs conditions. Cela nécessite avant tout une stratégie claire, c’est à dire la définition d’objectifs clairs et précis. Ensuite, la sélection des projets soutenus devra permettre la réalisation de ces objectifs. Par conséquent, nous préférons généralement des projets ayant déjà atteint une certaine maturité et qui fonctionnent sur base d’une méthodologie établie. Ceci favorise le suivi des résultats (indicateurs, retours de terrain) et permet une amélioration continue. De tels projets ont par ailleurs souvent une capacité de changement d’échelle ou de réplication. L’impact se construisant rarement seul, il est également capital de travailler en partenariat. Il peut s’agir par exemple de partenariats de compétence avec des tiers indépendants possédant une expertise particulière. »
■ Pouvez-vous nous parler de la rencontre entre l’asbl Schola ULB et votre fondation ? Qu’avez-vous pensé du Programme Tutorat et de son fonctionnement lorsque vous en avez entendu parlé pour la première fois ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Nous sommes entrés en contact avec Schola ULB en 2024. L’équipe est venue présenter le projet à notre Conseil d’administration. Nous avons été séduits par le sérieux du projet, sa finalité, l’encadrement et l’accompagnement proposé aux étudiants-tuteurs ainsi que par l’impact du projet et les résultats obtenus au niveau des élèves-tutorés. »
■ Vous avez eu l’occasion, à plusieurs reprises, d’observer sur le terrain notre projet (via des séances de tutorat, les formations données aux tuteurs), qu’est-ce qui vous a marqué ou qu’en retenez-vous ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Lors de nos visites sur le terrain, ce qui nous a frappé c’est l’enthousiasme des tuteurs, le contact qu’ils établissent avec les élèves qu’ils suivent et le sérieux avec lequel ils accomplissent leur tâche. Nous avons pu constater que les écoles elles-mêmes sont demandeuses, accueillent le projet avec conviction et sont satisfaites des résultats obtenus grâce à ce tutorat. Il semble que souvent les étudiants-tuteurs le font en reconnaissance d’une aide qu’ils auraient eue eux-mêmes pendant leur parcours scolaire. La voie de l’élève-tutoré qui devient tuteur. L’encadrement et la préparation proposés aux tuteurs par les équipes de Schola ULB est également important et la méthodologie intéressante. Aucun tuteur n’est seul face à sa « mission ». »
■ En 2026, vous avez renouvelé votre soutien au Programme Tutorat pour les 3 prochaines années, qu’est-ce qui vous a décidé à inscrire votre soutien dans la durée ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Notre philosophie consiste à mettre en place un engagement dans la durée en concluant des partenariats pluriannuels. Il est important à nos yeux de permettre aux associations de bénéficier d’une stabilité financière essentielle et de réaliser une planification stratégique à long terme. En outre, cela réduit la pression administrative à court terme qui est imposée par des soutiens annuels ou ponctuels. Notre objectif est de soutenir des trajectoires de transformation, pas seulement des actions ponctuelles. »
■ Que diriez-vous aux potentiels financeurs / organismes qui hésiteraient à se lancer dans un partenariat avec Schola ULB ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Le tutorat de Schola ULB constitue un levier puissant d’égalité des chances. En offrant un accompagnement individualisé, il permet de répondre aux besoins de chaque élève, tant sur le plan scolaire que personnel. Au-delà d’un soutien scolaire, le tutorat contribue en effet à développer la confiance en soi, à acquérir une méthode de travail adaptée et à remotiver les élèves en difficulté.
D’autre part, Schola ULB est une organisation solide et structurée, qui bénéficie de plus de 30 ans d’expérience pertinente en matière de tutorat et qui repose sur une équipe très professionnelle et motivée. Enfin, les tuteurs sont des étudiants pour qui le tutorat offre également un cadre de développement personnel et d’acquisition de compétences. »
■ Question bonus : Si vous deviez expliquer en une phrase à un élève tutoré pourquoi le Fonds Baillet Latour soutient Schola ULB, que lui diriez-vous ?
Benoit Loore & Margarida Barbosa : « Nous soutenons Schola ULB parce que le tutorat de Schola ULB t’aide à poursuivre ton parcours scolaire avec confiance en te donnant un encadrement individuel qui respecte ton potentiel et ton rythme d’apprentissage. »
