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Portrait du mois - février 2026
2026-02-25 16:52:46
Mariam, élève de 4ᵉ secondaire générale en sciences fortes à l’Institut de la Sainte-Famille d’Helmet, établissement partenaire à Schaerbeek, vient de participer à la première semaine du Tutorat Vacances de Détente proposé par Schola ULB sur le campus du Solbosch. Accompagnée de sa camarade, Fatoumata, elle aussi participante et élève de la même école, elles ont toutes les deux accepté de répondre à nos questions et de partager leurs impressions sur les séances. Voici leurs témoignages enthousiastes et spontanés :
■ Comment as-tu entendu parler de notre ASBL et de son Programme Tutorat pour la première fois ? Qu’est-ce qui t’a motivé à t’y inscrire et dans quelle(s) matière(s) as-tu demandé du soutien ?
Mariam : « Pour ma part, je connaissais déjà Schola ULB car je participe déjà au tutorat dans mon école durant l’année. On m’a aussi proposé d’en faire durant les vacances scolaires sur le campus de l’ULB et j’ai accepté de m’y inscrire. Ce qui m’a motivé, c’est mon professeur qui m’a dit que ça pourrait être une aide supplémentaire, qu’il y aurait une autre façon d’expliquer, plus accessible pour moi, notamment parce que les étudiant·es volontaires sont plus proche en âge. J’ai demandé du soutien en sciences et en mathématiques. »
Fatoumata : « Pareil concernant les matières. J’ai connu Schola ULB via le mail qu’on a reçu un e-mail avec le lien d’inscription de la part de notre école. Si les séances avaient eu lieu à l’école, honnêtement je ne me serais pas inscrite, mais quand j’ai vu que les séances étaient organisées sur un campus universitaire de l’ULB, j’ai trouvé ça cool et je me suis dit : pourquoi ne pas tenter ? Je m’étais déjà inscrite durant des vacances scolaires à la même chose, mais avec une autre structure. Ce qui m’a motivée à m’inscrire au tutorat de Schola ULB, c’est l’idée qu’une autre personne que le professeur, un·e étudiant·e, pourrait m’expliquer peut-être d’une autre manière et que ça m’aiderait notamment en mathématiques, car c’est bancal pour moi. Pour les sciences, je me suis dit que ce serait toujours une aide supplémentaire, même si je ne rencontre pas de trop grosses difficultés pour le moment, et qu’au pire, le tuteur m’avancerait dans la matière. »
■ Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile à l’école ?
Mariam : « Pour moi, travailler toute seule est ce que je trouve le plus compliqué. Ici, au tutorat, nous sommes en petits groupes, comparé à la classe à l’école. Le tuteur peut donc prendre plus de temps avec chaque élève, alors qu’à l’école, le professeur n’a pas le temps d’aller voir chacun, parce que nous n’avons pas tous les mêmes difficultés. »
Fatoumata : « Je pense au rapport qu’on peut avoir avec l’école. À l’école, on n’a pas « choisi » d’y être. Cela crée parfois un sentiment de contrainte, et certains élèves s’en fichent, ce qui empêche de créer une ambiance agréable : ils parlent trop ou font trop de bêtises, certains professeurs n’ont pas assez d’autorité et sont dépassés. Ou alors, tu vois d’autres élèves ne rien faire et, du coup, toi aussi tu as envie de ne rien faire. Pourtant je suis dans une petite classe de seulement dix élèves.
Parfois, pour certains professeurs, leur posture est de simplement expliquer, et nous, en tant qu’élèves, on est là juste pour récupérer l’information, sans exercices ni suivi individuel.
Dans le cadre du tutorat, moi j’ai choisi de venir, donc je sais que je ne vais pas faire de bêtises. Je suis là pour apprendre et on voit que les tuteurs sont attentifs à nos besoins : ils expliquent super bien et je suis vraiment contente d’y participer ! »
■ Selon toi, quel est l’avantage de participer aux séances de soutien scolaire (à la fois durant l’année scolaire dans ton école et pendant les vacances) ?
Mariam : « Ça permet d’entraîner mon cerveau (rires). Pendant les vacances, il y a moins de chances que je travaille seule et donc plus de chances que j’oublie ce que j’ai appris auparavant. Grâce au Tutorat Vacances organisé par Schola ULB, je continue à travailler et à m’entraîner, même pendant les vacances, ce qui est mieux, je pense, car sinon j’oublierais tout ce que j’ai fait à l’école. Pour moi, c’est vraiment très intéressant d’avoir cette possibilité de tutorat pendant les vacances, en plus de celui auquel je participe tout au long de l’année dans mon école. »
Fatoumata : « Moi, j’aurais du mal à faire du tutorat à l’année après les cours car j’estime que j’ai déjà travaillé toute la journée. Mais là, pendant les vacances scolaires, je me suis dit que j’avais vraiment envie de venir pour travailler et ne pas rien faire. Pendant la première semaine, via le Tutorat Vacances, je fais des révisions de façon efficace, et la deuxième semaine, je me repose vraiment. Au moins, j’aurai le sentiment d’avoir été productive pendant l’une des deux semaines de congé. »
■ Remarques-tu déjà une petite évolution grâce à ces séances de soutien scolaire durant cette semaine ?
Mariam : « Oui et ce dès les quatre premiers jours ! Je le vois avec les exercices que les tuteurs nous donnent : ils progressent par niveau de difficulté, et là j’ai l’impression de réussir à les faire, alors qu’à l’école je suis stressée et je m’embrouille. Ici, au tutorat, le tuteur me dit d’être zen, qu’il n’y a pas de pression, que je peux travailler à mon rythme et donc j’y arrive. »
Fatoumata : « Moi, je l’ai vraiment remarqué en mathématiques ! Quand le tuteur a donné des exercices que je n’avais absolument pas compris à l’école, il m’a bien expliqué la consigne et ce qu’il fallait rechercher. Ensuite, je les ai refaits seule et j’ai réalisé que ce n’était pas si compliqué que je l’imaginais. J’ai réussi à les faire et le tuteur était agréablement surpris. Il m’a dit, en rigolant, : « Mais qu’est-ce que tu fais en tutorat, en fait t’as tout compris ! ». Du coup, j’étais vraiment trop fière et contente ! »
■ Qu’est ce que tu apprécies le plus durant ces séances de tutorat à l’ULB durant les vacances scolaires ?
Mariam : « Les tuteurs (rires) ! »
Fatoumata : « Franchement, les tuteurs sont vraiment bons délires ! Avec nos enseignants, il y a une sorte de barrière du « monsieur » ou « madame », alors qu’avec les tuteurs, on peut les appeler par leur prénom et les tutoyer tout en restant respectueux. Et puis, le tutorat, ce n’est pas uniquement de l’aide pour nos difficultés, il y a aussi des moments où on peut rigoler, parler de choses de la vie.
Autre chose que j’aimerais souligné c’est que pendant le Tutorat Vacances, on est dans un petit groupe parfois avec des élèves d’années au dessus de la nôtre, par exemple dans notre groupe de sciences il y a des élèves de la 4e à 6e secondaire. Quand tu vois un élève de 6e qui travaille sur la radioactivité en sciences, ça te donne envie d’en savoir plus ! Tu t’intéresses à ce que les autres révisent ! Le fait qu’on soit entre jeunes, y compris le tuteur, crée une vraie cohésion de groupe. »
Mariam : « Je suis entièrement d’accord avec ce que dit Fatoumata ! C’est vraiment super ce tutorat ! »
■ Tu as peut-être eu plusieurs tuteurs différents. Comment se sont passées les séances avec eux ?
Mariam : « On a eu de très bonnes relations avec eux ! Vraiment, nos deux tuteurs, Rayan et Hamza, étaient à l’écoute, patients et encourageants. »
Fatoumata : « Le fait que ce soit « entre jeunes » fait une vraie différence : ils expliquent d’une manière plus simple, plus proche de nous. On ose plus poser des questions, on se sent moins jugés et plus en confiance. Ça change d’un professeur classique, parce qu’il y a moins de pression et plus d’échanges. »
■ Si tu devais décrire une séance de « Tutorat Vacances » parfaite, comment serait-elle ?
Mariam : « Ce serait une séance où j’arrive à l’heure (rires) ! Plus sérieusement, l’autre jour, un élève de mon groupe avait le même cours que moi. Le tuteur a donc fait une séance spécialement pour nous deux, pendant que les autres travaillaient sur des matières différentes. C’était vraiment super, parce que c’était très ciblé et on a pu avancer efficacement. »
Fatoumata : « Oui, ça permet aussi de se rencontrer entre élèves et de voir que nos difficultés peuvent être différentes. Parfois, des élèves qui ne se connaissent pas à la base s’expliquent des choses entre eux. Par exemple, un élève en maths fortes dans une autre école peut nous aider en mathématiques et nous qui sommes en sciences fortes, on peut l’aider en sciences !
Il y a une vraie entraide entre les élèves. Il n’y a pas de jugement, ni de la part des tuteurs ni de celle des autres élèves. Et ça, ça change de l’école, où il peut parfois y avoir beaucoup de jugement, où dès que tu fais une erreur, on peut se moquer. Au tutorat, il n’y a pas de jugement, et ça, c’est incroyable. »
■ En quoi le fait que cela soit organisé sur un campus de l’ULB est quelque chose de spécial ? Penses-tu faire des études supérieures plus tard ? As-tu déjà une idée du métier que tu voudrais exercer ?
Mariam : « J’aimerais faire kiné en pédiatrie. Le fait que ce soit sur le campus de l’ULB, c’est super, parce que ça me fait me dire : « Dans deux ans, je serai peut-être ici. »
Quand tu vois les étudiants, tu te dis qu’ils sont super matures. Ils viennent tous les matins de leur propre volonté. Même si on sait que les présences ne sont pas toujours prises dans les auditoires, ils viennent quand même. Moi, je pense que je préférerais aller en Haute École, pour avoir un cadre plus structuré avec un système de présences. »
Fatoumata : « Soit en criminologie ou en droit, soit en psychologie. Je trouve ça super d’avoir ces séances de tutorat sur le campus de l’ULB, parce qu’on se sent un peu comme des grandes. J’ai envie d’aller à l’université, et je me dis que si je viens à l’ULB plus tard, ce ne sera pas la première fois. Au début, ça impressionne un peu, mais maintenant que j’ai déjà vu les bâtiments, ça rassure. »
■ Schola ULB organise également du Tutorat Vacances durant les vacances de printemps, qu’est ce que tu dirais aux élèves qui hésitent à suivre ce soutien pour les rassurer et/ou leur donner envie d’y participer ?
Mariam et Fatoumata : « On reviendra !!!!! »
Mariam : « En vrai, le matin, ça va peut-être être compliqué de se réveiller, mais après, vous n’allez pas le regretter ! Les professeurs de vos écoles, ils prennent aussi ça en compte. »
Fatoumata : « Venez : vous allez travailler, mais aussi vous amuser. Les tuteurs sont trop sympas ! Ceux qu’on a eus étaient vraiment ouaw ! Dédicace à Rayan et Hamza : ils sont drôles et vraiment super ! Moi, je vais dire à toute ma classe : “Prochaines vacances, on va tous à Schola ULB !“. »
■ La période où l’on recrute des étudiant·es pour aider des élèves durant ce quadrimestre touche à sa fin, qu’aimerais-tu dire aux étudiants du supérieur qui veulent se mobiliser pour aider des élèves de primaire et/ou de secondaire ?
Mariam et Fatoumata : « Merci, franchement ! Vous êtes incroyables ! Même si on sait qu’ils perçoivent un petit défraiement, ils se lèvent quand même chaque matin pour venir nous aider. Qu’ils continuent à garder cette volonté d’aider : vraiment, chapeau à eux ! On les aime (rires). »
■ Question insolite : selon toi, quels seraient les ingrédients pour qu’une année scolaire soit parfaite pour un·e élève ?
Mariam et Fatoumata : « Pour nous, les ingrédients, ce sont :
-
travailler régulièrement ;
-
avoir la volonté de réussir, parce que si tu n’as pas envie de réussir, ça ne va pas aller ;
-
rester concentré pour toi-même, même si les autres font n’importe quoi. Il faut se rappeler que les autres sont différents de toi ;
- Et le dernier ingrédient : si tu ne te sens pas bien dans ta classe, change. Pareil pour ton école. Si ta santé mentale ne va pas bien, même avec toute la volonté du monde, ça ne fonctionnera pas. Il faut être bien dans sa tête, bien dans son cœur et bien physiquement aussi. »
