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Portrait du mois - décembre 2021

2021-12-14 12:19:28
Portrait

Hervé Ghesquière, ancien tuteur de Schola ULB et remplaçant au poste de « Responsables des écoles secondaires partenaires » d’août à novembre 2021, a accepté de répondre à nos questions. Voici son interview :

■ Comment as-tu entendu parler de Schola ULB pour la première fois ? Qu’est-ce qui t’avait attiré dans ce projet ?

« J’ai découvert Schola ULB grâce à ma coloc Sofia. Quand elle m’a présenté le tutorat, ça m’a directement parlé. J’étais animateur scout à cette époque, alors évidemment, j’étais très sensible à tous les projets menés par les jeunes et pour les jeunes. Il faut aussi savoir que je venais d’arriver à Bruxelles pour poursuivre mes études. Je venais de débarquer de Namur et je ne connaissais pas du tout la ville. En devenant tuteur, je pouvais me consacrer à une activité pleine de sens mais aussi découvrir Bruxelles, autrement qu’à travers les sorties et les loisirs.»

 

■ Pour toi, Schola ULB en un mot et pourquoi celui-là ?

« Il y en a plein, mais je dirai « lien ». Schola ULB répond selon moi à un réel besoin d’ouvrir le milieu scolaire aux acteurs du monde associatif, de créer du lien et de connecter les gens. On ressent qu’il y a une demande de la part des élèves, des écoles et mêmes des étudiants-tuteurs. Schola ULB vient se positionner entre tous ces acteurs pour les connecter, les relier entre eux, dans les meilleures conditions. Ensuite, le reste, ce sont eux qui le font sur le terrain, même si l’équipe de Schola ULB est bien sûr présente pour les accompagner tout au long du tutorat. »

 

■ Pendant combien de temps as-tu été tuteur et dans quelle(s) matière(s)

« J’ai été tuteur pendant trois modules, c’est-à-dire un an et demi. A chaque fois, c’était avec des élèves du secondaire. J’ai été tuteur de français au Service Prévention de la Commune de Forest et à l’Institut De Mot-Couvreur. J’ai aussi donné des séances de tutorat à l’Institut Communal Marius Renard, pour de la méthodologie avec des élèves qui préparaient leur rapport de stage. »

 

■ Qu’est-ce que tu as le plus apprécié dans ce volontariat ? Une anecdote à nous raconter ?

« J’aimais beaucoup la relation avec les élèves. Il y avait toujours un bon esprit de groupe, de la bienveillance et de la confiance. J’étais là pour les aider dans la matière qui posait problème, mais aussi pour les encourager à donner le meilleur d’eux-mêmes. En tant que tuteur, je n’avais pas réponse à tout, mais en travaillant en groupe, on pouvait mettre à profit chaque séance pour s’améliorer.

Dans mon groupe de l’Institut De Mot-Couvreur, il y avait des élèves de 5ème et 6ème année. On abordait parfois des questions plus personnelles, comme le choix d’études après l’école. Je crois que ces échanges étaient très précieux, car pour certains, c’était une période de questionnement. C’est parfois mieux d’en parler avec quelqu’un de 25 ans qui est encore aux études, ça permet d’apporter un autre regard que celui d’un parent ou d’un enseignant.

A la fin du tutorat, on s’est échangé nos coordonnées. On est restés en contact et quand je leur ai envoyé un petit message d’encouragement pour leurs examens en juin… ils m’ont souhaité bonne chance pour les miens. C’était très touchant parce qu’au fond, on vivait un peu la même épreuve, à une étape différente de notre parcours. »

 

■  Recommanderais-tu cette expérience de volontariat à des étudiants ? Quelle(s) compétence(s) acquise(s) penses-tu encore utiliser dans ta future vie professionnelle ?

« Oui, sans hésiter ! C’est très large : il y a la gestion d’un groupe, la confiance en soi, l’autonomie, le sens des responsabilités, la remise en question de ses pratiques quand on est confronté à des difficultés, et ce n’est que le début de la liste… On ne s’en rend pas toujours compte sur le moment, mais ces compétences sont essentielles dans la vie professionnelle – ou dans la vie tout court. Elles ne sont pas toujours développées dans les études supérieures. Quand on est étudiant, s’investir en tant que bénévole (que ce soit auprès de Schola ULB ou ailleurs), ce n’est jamais du temps perdu, au contraire. Et puis c’est très chouette, sinon, pourquoi est-ce que j’aurais fait ça pendant un an et demi ? (rires) »

 

■  De août à novembre 2021 tu as fait partie de l’équipe en contrat de remplacement au poste de « Responsable des écoles secondaires partenaires », qu’est-ce qui t’a motivé à postuler ? Avais-tu des appréhensions ?

« Je venais de passer l’agrégation pour enseigner dans le secondaire et je cherchais un job qui me rapproche de l’enseignement, ou du moins lié à des projets pédagogiques. J’avais démissionné de mon ancien boulot pour trouver un nouveau challenge et quand je suis tombé sur l’offre d’emploi de Schola-ULB, j’ai sauté sur l’occasion. Ça correspondait très bien à mes critères : une association active dans le soutien scolaire, pour l’enseignement secondaire, sur Bruxelles et avec une équipe jeune et dynamique. J’étais obligé de tenter ma chance !

Je connaissais le tutorat pour y avoir participé sur terrain en tant que tuteur, mais j’étais intrigué par tout le travail en amont. Schola-ULB, c’est près de 120 établissements partenaires, quand on compte toutes les structures, c’est énorme, il y a un réel ancrage dans la région bruxelloise. J’étais curieux de découvrir comment tout ce programme pouvait fonctionner, comment l’association répondait aux défis et quelle stratégie elle mettait en place.

Ma seule appréhension, c’était la durée du contrat. Il s’agissait d’un remplacement de trois mois et j’ai directement compris que je devrais entrer dans le bain directement. Il y avait une rentrée à assurer, les groupes devaient débuter en octobre et je devais donc être opérationnel directement. Mais j’ai très vite été rassuré : j’ai été très bien intégré par l’équipe, qui a tout fait pour que je puisse prendre mes marques me sentir à l’aise. »

 

■ Qu’est-ce qui t’aura le plus marqué durant ce contrat de remplacement ? Que retiendras-tu de ton expérience et que pourras-tu mettre en pratique dans tes expériences futures?

« J’étais déjà convaincu par les valeurs défendues par Schola-ULB, mais j’ai été bluffé par son degré de professionnalisme. J’ai trouvé l’association très bien organisée. Les postes sont bien définis, c’est structuré, efficace, axé sur le projet et sur les résultats. Ca se retrouve à tous les niveaux : dans le recrutement, le management, le suivi des tuteurs et des établissements, dans la com’, … Attention, ça ne veut pas dire qu’on est des robots, il y a beaucoup d’entraide et de convivialité au sein de l’équipe, mais il n’y a pas de place pour l’amateurisme ! »

 

■ Qu’as-tu pensé du partenariat entre Schola ULB et ses établissements partenaires ? Un petit mot à adresser aux coordinateurs du Programme Tutorat ? 

« J’ai été fasciné de voir à quel point chaque école pouvait être différente, au niveau de son histoire, de sa culture, de son public ou mêmes des bâtiments qui dégagent quelque chose d’unique à chaque fois. Par contre, les coordinateurs avaient beau avoir des profils complètement différents, ils avaient tous un point commun : qu’il s’agisse de proviseurs, de directrices, d’éducateurs ou d’enseignants, ils étaient toujours investis dans une démarche positive. Ce sont des profils qui veulent faire bouger les choses, décloisonner leur école et surtout aider les élèves sur le terrain. Dans un milieu où les changements peuvent prendre du temps, c’était vraiment inspirant de travailler avec des gens qui s’investissent avec autant d’énergie positive. »

 

■  Que dirais-tu à toute personne qui hésite à participer au Programme Tutorat de Schola ULB ? (que ça soit un élève, un parent d’élève, une direction d’un établissement ou encore un financeur) ?

« C’est un programme où toutes les parties sont gagnantes : l’école, les élèves, les tuteurs. Tout le monde en retire un bénéficie et c’est ça la force du tutorat. Chaque partie prenante a quelque chose à apporter et quelque chose à en retirer. »

 

■ Comment décrirais-tu l’équipe de Schola ULB ? Un petit mot à leur adresser en cette fin d’année ?

« C’est une équipe très complète, avec des profils parfois tout à fait différents mais qui s’accordent très bien ensemble autour du projet. C’est aussi un groupe très solidaire ; personne ne se tire dans les pattes, on n’hésite pas à s’épauler et à faire appel aux autres en cas de besoin. Ça fait la différence dans les moments de rush que peut connaître l’association, pour garder le cap et ne pas se laisser déborder. Et puis humainement, ce sont des collègues au top ! J’ai été très bien intégré et je me suis toujours senti soutenu. Elles sont aussi très investies dans leur boulot, avec des réflexions toujours critiques et pointues vis-à-vis de ce qu’elles font. Elles ne travaillent pas par habitude, mais pour donner du sens à un projet et ça se ressent au quotidien. Bref, c’est une équipe au top ! »

 

■ Si tu étais un lieu que tu adores en Belgique, lequel serait-il et pourquoi ?

« Je choisirais l’ancien canal, entre Ronquières et Seneffe. J’y suis passé en vélo l’été dernier et j’ai trouvé ça superbe. Il y a un charme fou, entre l’aspect industriel du canal et la nature qui a repris le dessus. C’était très vert et fleuri, loin de l’image qu’on peut se faire d’un canal. Il y a toute une série d’écluses qui datent d’une autre époque et quelques petites péniches de vacanciers. C’est une petite pépite à découvrir un jour de beau temps, pour une balade à vélo… Que je conseille aux cyclistes de Schola-ULB 😉 »