DEVENIR TUTEUR
L’interview minute : Alexandra Toth, tutrice en primaire et secondaire
20
juin
2013

La clé du succès du Programme Tutorat, c’est la motivation de ses acteurs ! Schola ULB vous propose sur ce blog d’en savoir plus sur le projet à travers les points de vue de tuteurs, coordinateurs, élèves ou directions d’école. Aujourd’hui, Alexandra Toth nous fait part de son expérience de tutrice en primaire et en secondaire.

 

Bonjour Alexandra, peux-tu nous retracer ton parcours en quelques mots ?

Je suis arrivée en Belgique en septembre 2012 pour entrer à l’Institut d’études européennes de l’ULB où j’étudie l’histoire et les cultures européennes. Mon grand rêve est d’un jour travailler pour l’UNESCO. J’ai quitté la Hongrie il y a 4 ans pour faire un double bachelier à Paris. Je parlais déjà anglais car à Budapest j’étais dans une école bilingue. Pour financer mes études à Paris, j’ai fait du soutien scolaire privé pendant 4 ans…de l’aide aux devoirs, des maths, de l’espagnol.

 

Car en plus du hongrois, du français et de l’anglais, tu parles espagnol ?

Oui, un peu. Allemand aussi.

 

Pourquoi as-tu voulu mettre toutes ces compétences au service du Programme Tutorat ?

Car j’aime aider les personnes. Cela me rend heureuse d’apporter quelque chose. Surtout quand on me dit «Avec toi, je comprends mieux…»

 

Tu as une approche particulière ? As-tu une technique pour motiver les élèves ?

Oui, l’humour ! Je trouve que c’est le seul truc qui marche ! Il faut arriver à se mettre à la place de l’enfant ou l’adolescent. Être décontractée, souriante, ne pas faire la tête…je pense que c’est la raison du succès du Tutorat. Il faut «encadrer sans encadrer». Pour le cours d’anglais, je préfère l’approche de la discussion. Bien sûr, la grammaire est importante mais je privilégie l’oral, la pratique. Pour le français, mon approche est différente car j’ai moi-même dû apprendre cette langue…je contourne alors certaines difficultés linguistiques.

 

Tu parles de ton parcours personnel aux élèves ? BLOC_ITW_Alexandra_toth

Oui. Certaines filles me demandent même comment j’ai fait pour arriver à l’université à Paris et Bruxelles en venant de Hongrie ! Elle me disent que cela les rend enthousiastes sur leur avenir, c’est gratifiant.

 

Tu viens de finir tes examens et l’année scolaire et le tutorat se terminent. Quel bilan tires-tu de ta participation en primaire à La Nouvelle école de Saint-Josse-ten-Noode et en secondaire à l’Institut Paul-Henri Spaak de Laeken ?

Très positif ! En secondaire, j’ai vu de vraies améliorations. Je pense par exemple à cette fille qui était en échec au début d’année et qui termine avec  un 14/20. En primaire, une séance de tutorat est plus difficile car les enfants sont plus distraits, plus perturbés et peuvent souffrir d’environnements familiaux difficiles.

 

Quels rapports as-tu avec les profs ?

Ils sont très bons et très utiles. En primaire par exemple, l’institutrice me fait avant chaque séance un bilan des choses à voir mais aussi des situations personnelles de chaque élève. C’est important pour comprendre le fonctionnement de chacun. Les coordinateurs du Tutorat ont aussi beaucoup d’importance. Ils sont très investis, à l’écoute, disponibles…

 

Le Tutorat, c’est utile dans ton parcours scolaire et bientôt professionnel ?

Bien-sûr ! Cela me permet de travailler sur la pédagogie et d’apprendre des cultures différentes. Cela permet aussi de se familiariser avec la gestion de groupe ce qui n’était pas mon point fort !

 

Merci Alexandra et bonne continuation…d’ailleurs, tu continueras les séances de Tutorat en 2014 ?

Oui, j’aimerais beaucoup !